18 janvier 2022
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Arrestation des jeunes manifestants du 27 novembre 2021 : «Nous invitons les autorités à user de leur autorité pour libérer ces jeunes» (Chrysogone Zougmoré)

Suite à la manifestation du 27 novembre 2021, il y a eu des interpellations  et des emprisonnements de certaines personnes qui sont détenues à la maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou.  Face à cette situation nous ne sommes pas restés inactifs.

‘’J’ai conduit une délégation pour aller les  rendre  visite pour s’enquérir de leur situation dans laquelle ils ont été interpellés, les conditions de leur détention et de l’état de leur moral. Rien qu’hier nous y étions ce qui veut dire que nous ne sommes pas inactifs, ni insensible à ce qui se passe. Nous  allons mettre tout en œuvre pour que leur détention ne dure pas très longtemps’’ a indiqué le président du collectif, Chrysogone Zougmoré) 

Selon toujours le président du collectif, Chrysogone Zougmoré, si le président du Faso a compris  la colère des populations il n’y a pas lieu d’ajouter une énième crise à la crise que nous vivons déjà notamment la crise sécuritaire, la crise de gouvernance et la crise sanitaire etc. « Donc nous invitons les autorités à bien vouloir user de leur autorité pour libérer ces jeunes qui sont actuellement détenus en attendant qu’ils puissent passer devant le procureur. C’est une information que nous tenons à vous donner » a-t-il ajouté.

Présidium©infoh24

Concernant l’évolution du dossier Nobert Zongo,  Me Prosper Farama situe l’opinion publique

Pour être honnête la dernière fois que nous avons pu avoir des informations sur les deux inculpés, ils étaient toujours sous mandats de dépôt et toujours vivants pour dire comme les croyants par la grâce de Dieu. Concernant ce dossier, il y a deux phases qu’il faut comprendre. Il y a la phase interne au Burkina Faso et la phase internationale. Déjà il faut clarifier certaines choses. La phase interne au Burkina Faso a pour but de poursuivre les auteurs supposés, les commanditaires de l’assassinat de Norbert Zongo et de ses compagnons. Et c’est que le juge d’instruction fait actuellement avec l’enquête.

Et dans le cadre de cette procédure il a souhaité que François Compaoré contrairement d’ailleurs à ce que son avocat dit qui a été inculpé qu’il puisse comparaitre devant la justice burkinabè. Ce qu’il refuge.  Conformément à la procédure et aux actes de coopération judiciaires internationaux, le juge a émis un mandat. Et c’est dans le cadre de ce mandat que François Compaoré a été intercepté en France pour être ramené devant la justice burkinabè pour être entendu.

Comme la loi lui confère en France comme dans tous les pays démocratiques au monde, il a engagé des procédures. Il a perdu dans toutes les procédures internes en France et il s’est référé à la Cour Européenne des droits de l’homme estimant que s’il est extradé au Burkina Faso, il risque d’avoir un traitement dégradant de la part de la justice burkinabè. Cela fait sourire les avocats comme nous qui sont sous les champs d’actions depuis 20 ans. Des gens qui ont dirigé ce pays pendant près de 27 ans ce pays et qui ont fait cette justice. Je ne veux pas dire que cette justice burkinabè est un hôtel cinq étoiles. Et je pense qu’on peut mieux faire. Les mouvements des droits de l’homme ont interpellé les autorités à améliorer les conditions dans les maisons d’arrêt.

Mais c’est insultant de la part de François Compaoré d’avoir de tel propos à l’extérieur. Quand eux ils ont construit les prisons, quand eux ils ont embastillé des gens dans des conditions pires, quand ils ont fait tuer des gens en termes de sanctions à la suite de jugements ou pas.  Dire aujourd’hui que là où la plupart des burkinabè séjournent quand ils sont en infraction subissent un traitement dégradant et inhumain c’est comme dire que  François Compaoré  se prend supérieur aux autres burkinabè. Or il avait la possibilité d’améliorer les conditions.

Et la Cour Européenne des droits de l’homme les a suivis sur un élément mais ça il ne le dise pas. Cet élément est basé sur la situation sécuritaire du Burkina.  La Cour Européenne dans sa jurisprudence considère que lorsqu’une situation d’insécurité  est présente  dans un pays,  il y a un risque d’extrader une personne. Cela peut ne pas garantir une justice respectant les normes internationales. C’est pour cela lorsque la situation sécuritaire se dégrade au Burkina, nous sommes dans le désarroi car cela peut nous être défavorable.

Me Prosper Farama, avocat de la famille Zongo©infoh24

Partant de cet argument la cour n’a pas dit que François Compaoré ne sera pas extradé. Elle a dit au stade actuel nous ne pouvons pas permettre que François Compaoré soit extradé, nous allons suspendre son extradition. Il va rester en France toujours en attendant que la cour étudie son dossier au fond. En principe selon la décision du conseil d’État français,  d’office François Compaoré devrait extrader au Burkina  en attendant que la procédure continue devant la  Cour Européenne des droits de l’homme. Cette étude au fond par la cour peut prendre un ou deux ans. Voilà la situation portant on entend ses avocats dire autre chose.

Nous les avocats de la famille Zongo, on n’est pas engagé dans la procédure en France. Mais on a une consœur en France, Me Anta Guissé  que l’état burkinabè a chargé de suivre la procédure  du dossier parce que c’est l’État burkinabè qui est impliqué dans la procédure en France. Mais à ce stade devant la  Cour Européenne des droits de l’homme, elle n’est plus impliquée parce que le contentieux n’oppose plus  l’État burkinabè à  François Compaoré mais l’état français à François Compaoré. Dans ce cas l’État burkinabè de façon pratique ne peut rien faire sauf peut être à utiliser les leviers diplomatiques pour dire à la France que ce monsieur nous tient à cœur et dans la lutte contre l’impunité, il doit mettre tout en œuvre pour qu’on puisse amener  François Compaoré.

Concernant toujours ce dossier, le juge n’est pas obligé d’attendre l’extradition de François Compaoré. A un moment donné, il peut estimer qu’il y a assez attendu et que les éléments qu’il a lui permettent de poursuivre la procédure. Il peut dire on va juger comme on est en train de juger son grand frère. Et comme visiblement c’est une famille qui est habituée à fuir ses responsabilités, on va aussi le petit frère par contumace.

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