25 juillet 2021
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Ousmane Sawadogo : Un chauffeur devenu « vigile » de la sécurité routière à Ouagadougou

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Au quartier Katr-Yaar de Ouagadougou, Ousmane Sawadogo et ses camarades de l’Association Faso One Village (AFOV) font de la régulation et de la sensibilisation sur la sécurité routière leur quotidien. Mais comment tout cela a commencé? Qui est-il?

Ousmane Sawadogo est né le 17 janvier 1970 à Ouidi, un quartier de la ville de Ouagadougou. Ce natif de Ouagadougou a arrêté ses études en 1987 après la classe de 3ème. Il a ensuite obtenu le permis de conduire en 1989 et est entré en activité la même année comme chauffeur routier. A la date de 5 novembre 2020, il est marié et père de 5 enfants.

Pendant son expérience professionnelle, Ousmane Sawadogo a parcouru différents axes routiers du Burkina Faso et de la sous-région. Grâce à son activité de chauffeur, plusieurs capitales de l’Afrique occidentale lui ont ouvert leurs portes. Ce sont, entre autres, Accra, Bamako, Abidjan, Lomé et Cotonou.

Après plus de 20 ans passés sur les routes du Burkina Faso et de quelques pays limitrophes, Ousmane Sawadogo a déposé définitivement sa casquette de chauffeur international en 2008.

Ousmane sawadogo
Ousmane Sawadogo, Président de AFOV, dans son bureau à Katr-Yaar

La rencontre avec la Taïwanaise

Ancien chauffeur, Ousmane Sawadogo a rencontré, par pur hasard, une anonyme de nationalité Taïwanaise dans un taxi à Ouagadougou en 2008. Au cours du trajet, la Taïwanaise a laissé entendre « qu’elle souhaitait rallier la capitale ghanéenne par la route et je me suis proposé pour l’y conduire » explique-t-il. Sa nouvelle amie a fait le nécessaire (location d’un véhicule et prise en charge) et les voilà sur la route à nouveau en direction d’Accra, poursuit-il.

Sur la route du retour dans les échanges, « elle m’a expliqué que dans son pays, le Taïwan, elle est membre d’une association qui s’investit à planter des arbres et ensuite recueillir les troncs pour en faire des djembés et a souhaité que j’en crée une semblable au Burkina Faso » se rappelle encore Ousmane Sawadogo.

Une fois à Ouagadougou, la Taïwanaise « m’a remis 100 000 FCFA pour créer une association ». Cette idée fut concrétisée la même année avec l’obtention du récépissé de l’Association Faso One Village (AFOV).

Que de chemin parcouru

Après sa création, AFOV a déroulé ses activités dans la plantation d’arbres dans certaines écoles de la ville de Ouagadougou. Elle a ensuite élargi son champ d’intervention en s’implantant dans une commune rurale du Burkina Faso. Tout semblait bien se passer pour AFOV et ses membres jusqu’en 2011.

« En 2011, des politiques ont tenté de récupérer d’abord l’association pour d’autres fins avant de l’opposer aux populations au point où j’ai (Ndlr : Ousmane Sawadogo) tout abandonné pour sauver ma vie », explique-t-il la gorge nouée. Le mauvais souvenir est encore vivace dans l’esprit de celui qui voulait reverdir le Faso.

Lire aussi : Burkina Faso : AFOV, une sentinelle de la circulation à Katr-Yaar

Revenue à la capitale Ouagadougou, la dizaine de membres de AFOV avec le président fondateur Ousmane Sawadogo a décidé de recentrer les activités sur la régulation de la circulation routière au carrefour Katr-Yaar. Au-delà de la régulation, AFOV sensibilise les usagers de la route sur la sécurité routière (respect de la limitation de vitesse en agglomération) au Burkina Faso et particulièrement à Ouagadougou.

Chacun des usagers devrait pouvoir céder le passage à son prochain afin qu’il le cède, au piéton qui est prioritaire.

Ousmane Sawadogo, le Président de AFOV

AFOV s’est implanté dans une autre ville du Burkina Faso avec le concours de certaines bonnes volontés. Depuis 2018 donc, l’association occupe 2 carrefours dans la cité de la Princesse Guimbi Ouattara à Bobo-Dioulasso, capitale économique du Burkina Faso.

Le rêve de AFOV est d’arriver à inculquer aux usagers de la route que « chacun devrait pouvoir céder le passage à son prochain afin qu’il le cède à son tour, au piéton qui est prioritaire » selon son premier responsable.

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