22 juin 2024
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Présidence de la CAF : Jacques Anouma, « l’indésirable » de la FIFA

Les élections à la présidence de la Confédération Africaine de football auront lieu le 12 mars 2021 à Rabat au Maroc. Une élection sous haute tension avec l’ingérence de la FIFA qui appelle à un consensus derrière le candidat Sud-africain, Patrice Motsepe. Une décision rejetée par l’ivoirien Jacques Anouma, également candidat à la présidence de la faitière du football africain.

Ils sont quatre candidats retenus pour les élections à la tête de la Confédération Africaine de football (CAF) qui auront lieu le 12 mars 2021 à Rabat au Maroc. Il s’agit donc de l’ivoirien Jacques Anouma, du Sud-africain Patrice Motsepe, du sénégalais Augustin Senghor et du mauritanien Ahmed Yahya.

Alors que les différents candidats sillonnent le continent à la recherche de soutiens, des tractations secrètes sont menées notamment par la FIFA pour trouver un compromis entre les candidats. La FIFA souhaiterait que les trois autres candidats se désistent au profit du Sud-africain Patrice Motsepe. En contrepartie, ils seront nommés à des postes de responsabilité très haut placés comme la vice-présidence.

Selon des informations de RFI, Augustin Senghor (Sénégal) et Ahmed Yahya (Mauritanie) seraient prêts à accepter la proposition de la FIFA. En effet, s’ils renoncent à se présenter lors du scrutin prévu le 12 mars 2021 pour laisser la scène au milliardaire sud-africain, soutenu par Gianni Infantino, le président de la FIFA, ils seront 1er et 2e vice-présidents. De son côté, Jacques Anouma se verrait proposer un poste de conseiller du président.

Une situation jugée peu démocratique par l’ivoirien Jacques Anouma. Pour lui, cette décision de la FIFA n’est qu’un accord de principe trouvé entre les candidats dont la date de validation est fixée au 5 mars 2021 et le procès-verbal de cet accord ne devrait pas être dévoilé.

Jacques Anouma, candidat à la Présidence de la CAF ©DR

L’ivoirien probablement le grand perdant de ce compromis décide de mettre les choses au clair dans une interview accordée à l’AFP le 2 mars 2021. « Je suis choqué. On met plus en avant une distribution de postes qu’un accord pour aller vers l’unité. On a l’impression qu’on a sacrifié l’Afrique sur l’autel de nos ambitions personnelles », s’est emporté Jacques Anouma, ancien membre du comité exécutif de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) au micro de l’AFP.

Pour lui, « on peut sortir d’un accord. Si mes électeurs, ma base et les autorités me disent, cela ne nous intéresse pas, allons à des élections, je ne fuirais pas mes responsabilités ».

Et « si on n’est pas d’accord, la seule manière de nous départager est l’élection, qui est démocratique », or « ce qui se passe n’est pas trop démocratique, on impose aux électeurs un schéma. Qui vous dit qu’ils sont preneurs ? », s’est-il interrogé à l’AFP.

«L’Afrique est le terrain de jeu de la FIFA avec la complicité de certains Africains », regrette de son côté Thierry Roland Enom, un des dirigeants de la Fédération camerounaise de football interrogé par RFI.

Jacques Anouma qui joue la carte de l’indépendance de la CAF et du football africain se retrouve donc seul contre tous.

En attendant le jour des élections le 12 mars 2021, les grandes manœuvres souterraines continuent et la corruption fait également son bonhomme de chemin au détriment du football africain et de ses instances dirigeantes.

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