18 septembre 2021
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Burkina Faso : 14 chefs peulhs de la région de l’Est exposent la situation à Zéphirin Diabré

Les échanges pour mettre en route la machine de la réconciliation se poursuivent au département chargé de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale. Dans ce cadre, le ministre d’État, ministre auprès de la présidence, Zéphirin Diabré a reçu en audience ce mardi 9 mars 2021 à Ouagadougou, une délégation de chefs peulhs, composée de responsables communautaires et de leaders d’opinion. Pour la délégation, cette visite vise à lui traduire leurs félicitations et surtout leur engagement à l’accompagner dans la mission pour la paix et la cohésion dans la région de l’Est et au Burkina Faso.

Dans cette lourde mission de réconcilier les Burkinabè, le ministre en charge de la réconciliation, Zéphirin Diabré a échangé  avec une importante délégation de la communauté peule sur la réconciliation. Après, cette rencontre, le coordonnateur de cette délégation, Issouf Diallo est revenu sur les grands points à leur sortie.

Dans la région de l’Est, la situation a atteint un point où toutes les communautés se sentent menacées. Mais les peulhs vivent la situation à doubles niveaux. C’est la lecture faite par le coordonnateur de la délégation, Issouf Diallo. Selon lui, la communauté peulh a été d’abord victime des attaques directes des terroristes au même titre que les autres communautés. Ensuite, elle a fait face à la furie des autres communautés et de certaines forces d’autodéfense. Cela a entrainé des amalgames avec des suspicions entre les différentes communautés. En particulier la communauté peulh et les autres communautés.

La délégation en discussion avec le ministre d’État chargé de la réconciliation nationale Zéphirin Diabré

Pour le coordonnateur de la délégation, leurs attentes sont nombreuses.

En effet, avec le ministre, « nous avons d’abord dressé la situation actuelle dans la région de l’Est où nous avons remarqué que les choses vont de mieux à mieux. La situation sécuritaire va de mieux à mieux. Les exactions que la communauté peulh avait l’impression de subir ont également diminué. Ils ont fait des témoignages au ministre que la communauté circule aujourd’hui librement sur la plupart des axes de la région » a-t-il indiqué.

Le coordonnateur de la délégation, Issouf Diallo

Cependant, ils ont informé le ministre qu’ « il existe toujours des actes de certaines communautés et de certains volontaires de la défense qui ressemblent fort à des stigmatisations. Ces actes persistent mais il y a beaucoup d’améliorations ». Et face à cette situation, la délégation a demandé au ministre de s’impliquer auprès de tous ses acteurs de la sécurité sur le terrain pour permettre à la communauté peulh de vivre en paix avec les autres communautés mais surtout participer à la construction de la paix et de la cohésion sociale.

Pour ce qui concerne la formule, elle est simple selon la délégation des peulh de l’Est

Selon, Idrissa Diallo, il faut d’abord faire le discernement sur ce qui est en train de se faire. La délégation a clairement dit au ministre d’État que « la division voulue expressément par ceux qui nous harcèle aujourd’hui c’est de pouvoir diviser les communautés entre elles, de créer l’amalgame entre elles ».

Ainsi la formule est que «  tous les acteurs de la réconciliation comprennent et acceptent qu’il n’y ait pas une communauté qui s’est dressé contre une autre. Mais il y a eu des bandits  qui sont dressés contre toutes les communautés et qui cherchent à les diviser. Si déjà on arrive à faire ce discernement c’est clair que la réconciliation viendra d’elle-même parce que les communautés auront compris. Et ensemble elles feront face à la terreur que les communautés vivent au quotidien dans la région de l’Est ».

Comment sont les rapports entre Kolwéogo et la communauté peulh

Concernant leurs relations avec ce groupe d’auto défense « ils sentent de l’apaisement puisque les populations circulent sur les axes alors qu’il fut un moment où aucun peulh ne prenait certains axes de la région de l’Est mais aujourd’hui les gens circulent librement sur ces axes ». Mieux « nous constatons même que des passagers peulhs sont descendus par les volontaires et on les gardait pendant des heures ».

Dans de pareilles situations maintenant, « ce sont les forces de défense et de sécurité qui interviennent pour dire pourquoi ils sont retenus s’ils ont leurs pièces, il faut les libérer. Ils s’exécutent et tout le monde est satisfait » a-t-il conclu.

Une partie de la délégation

Dans la région de l’Est, les linges bouges selon le coordonnateur Idrissa Diallo. Pour lui, les choses commencent à aller, le pays commence à bouger vers la réconciliation. Car les communautés commencent à cerner le jeu de ceux qui avaient miné le pays pour la diviser.

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