27 novembre 2021
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Burkina Faso : Ce que gagne le pays dans l’exploitation minière et ce qu’il perd

Dans le cadre des journées nationales de refus de la corruption (JNRC), le REN-LAC tient un forum sur « la transparence et la redevabilité dans la gestion des ressources minières au Burkina Faso ». Ce 9 décembre 2020 plusieurs sous thèmes ont été animés.

Les journées nationales de refus de la corruption (JNRC) se sont poursuivies le 9 décembre 2020 par l’animation de plusieurs sous thèmes. Intervenant sur le sous thème « ressources minières : Que gagne le Burkina et que perd le Burkina Faso », le Dr Ra-Sablga Seydou Ouédraogo a campé le décor en ces termes : « ce que nous gagnons c’est ce que nous n’avons pas perdu et ce que nous perdons c’est ce que nous n’avons pas perdu ».

Poursuivant son argumentaire sur cette thématique, Dr Ra-Sablga Seydou Ouédraogo a précisé que le bénéfice que « les ressources minières dégagent pour le Burkina Faso sont faibles » malgré un code minier assez bon et une loi anticorruption très contraignante. Plusieurs facteurs expliquent cette faiblesse des bénéfices par rapport à ce qui devrait l’être.

Quelques participants au cours de la communication ©L’InfoH24

La valeur ajoutée tirée du secteur en 2018 est autour de 7%, alors que lorsqu’on observe l’effet cumulé sur la croissance du pays elle n’a pas changé depuis que l’exploitation minière est une réalité. Ce qui signifie que si les mines ont pris de l’essor c’est au détriment d’autres secteurs. Alors que faire pour mieux rentabiliser ? S’interroge le communicateur.

Selon Dr Ra-Sablga Seydou Ouédraogo le secteur est peu porteur de richesses car certains acteurs ne défendent pas les intérêts du peuple dans les structures minières. Cette situation est due au fait que l’Etat à travers ses représentants a été capturé de deux manières par les intérêts financiers importants dans le secteur. La première manière c’est la capture matérielle et financière (positions distribuées de manières illégitimes), la deuxième manière c’est la capture idéologique et culturelle. Dans cette situation, il sied de biaiser les moyens de la capture et de récupérer l’Etat. Sur le que faire, Dr Ra-Sablga Seydou Ouédraogo répond « le pouvoir n’est pas à Kosyam, il y a du pouvoir certes mais le pouvoir n’y est pas ».

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