14 avril 2024
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Burkina : Expulsion de la correspondante TV5 : Mais pour qui se prend Kemi Seba ?

Il est de retour au Burkina, le guignol du panafricanisme, prétendument anti-français ! Kemi Seba, puisque c’est de lui qu’il s’agit, l’activiste, plus polémiste que véritable lanceur d’alertes pour défendre les intérêts des peuples africains, fait à nouveau  son cinéma dans la capitale du cinéma africain.

Un premier épisode de sa fiction sur comment libérer le Burkina de l’hydre terroriste s’est joué devant un public d’inconditionnels à la maison du Peuple, le samedi dernier. Et le pantin au cerveau hybride, qui dort à Strasbourg mais rêve de Moscou, veut remettre le couvert de sa comédie de mauvais goût, le 21 mai prochain à la place de la Nation pour le deuxième épisode de son feuilleton populiste : Une manifestation pour exiger que les autorités burkinabè fassent recours à la Russie dans leur lutte contre le terrorisme.

Le lieutenant-colonel Paul-Henri S. Damiba, le Premier ministre, Albert Ouédraogo, et l’ensemble de l’exécutif ne devraient pas rester les bras croisés devant les gesticulations de ce masturbateur de la conscience panafricaine. Lui et ses dévots partisans devraient aller se regarder dans un miroir, revisiter la pensée politique du président Sankara pour y voir leur hypocrisie dans toute sa laideur et la petitesse de leur engagement anti-impérialiste, comparée à l’immense personnalité du père de la Révolution burkinabè.

Le jeu de massacre du panafricanisme, celui de Kwame Nkrumah, Patrice Lumumba, Modibo Keïta… ne devrait pas être théâtralisé dans les rues de Ouagadougou, samedi prochain. 

En rappel, en 2019, le président Roch ne s’était pas fait prier pour expulser l’activiste agité et irrévérencieux de Kemi Seba qui lui reprochait de n’avoir pas de couilles dans sa lutte contre le terrorisme. Qu’il avait raison le président Roch Kaboré d’empêcher ce flagorneur, de jouer au donneur de leçons ! De fait, ‘’Urgence panafricaine’’, l’organisation derrière laquelle Kemi Seba fait le paon anticolonialiste est un alibi pour se faire biberonner par la France dont le susnommé jouit de la nationalité, du passeport et comme pays de résidence même s’il affiche ses sympathies pour la Russie dans son « combat panafricaniste ».

Quand bien même on ne douterait pas de la sincérité de l’engagement anti-impérialiste de Kemi Seba, on mettrait plus qu’un gros bémol sur ses méthodes cavalières, à la limite de l’outrecuidance, lui qui se croit tout permis, foulant souvent au pied les lois des pays où il va prêcher son nouveau catéchisme antifrançais aux frais de qui l’on sait.

Pour en revenir au premier épisode de sa nouvelle fiction anti-impérialiste qui s’est joué à la maison du Peuple le 14 mai dernier, on sait que notre consœur Fanny Kabré, correspondant de TV5 à Ouaga, a été indexée alors qu’elle était venue couvrir la manifestation organisée par Kemi Seba et ses ouailles, ce jour-là. Livrée aux sifflets du public  elle a dû abandonner son reportage et quitter la maison du Peuple.

Cette attitude de Kemi Seba qui consiste à choisir  des journalistes accommodants pour faire la propagande de ses idées erronées est contraire aux lois du Burkina qui garantissent la liberté de la presse et celle d’opinion. Il va de soi qu’à la rédaction de L’Observateur Paalga nous condamnions sans réserve ce qui ressemble à une stigmatisation mensongère d’une consœur dans l’exercice de son métier. Nous condamnons, non par corporatisme sans bornes, mais pour une question de principe et de fidélité à notre déontologie qui consacre, entre autres valeurs, la sacralité des faits et la liberté dans le commentaire. 

Kemi Seba et les organisateurs de la manifestation de samedi dernier doivent se le tenir pour dit : en journalisme les faits sont sacrés mais le commentaire est libre. Honni  soit qui mal y pense, notamment ceux qui défendent l’indéfendable en arguant que dans un passé récent, des journalistes de la RTB avaient été expulsés d’une manifestation qu’ils étaient allés couvrir à l’université Joseph Ki-Zerbo. Il ne faut pas défendre l’indéfendable en se badigeonnant le visage de boue pour cacher un vilain bouton sur le nez. Ceux qui s’en étaient pris aux journalistes de la RTB ont eu tort. Kemi Seba et les organisateurs de la manifestation de samedi dernier aussi.

Et notre solidarité avec notre consœur de TV5 est totale, non par panurgisme mais bien pour défendre la liberté de la presse. 

Tout le contraire de ces béni-oui-oui de l’activiste agité, qui, soulés d’apriori sur le néocolonialisme, n’y comprennent que dalle. Au demeurant, se sont-ils rendu compte que l’expulsion de leurs activités de la journaliste de TV5 est le comble de l’attitude anti communication sur leur cause. En effet, leur désinvolture contre un journaliste a détourné l’attention du grand public sur ce travers au détriment du message qu’ils voulaient faire passer sur la lutte contre le terrorisme. C’est le drame de l’arroseur arrosé. 

Néanmoins, s’il faut encore placer un commentaire sur les raisons de la présence de Kemi Seba au Burkina et la marche projetée pour samedi prochain, on s’interrogerait sur ce qu’il y a de valorisant à « chasser » la France du Burkina à cause du bruit de l’histoire pour aller s’assujettir à la Russie. Elle non plus n’a pas d’amis mais des intérêts à défendre. Au demeurant, on aurait mieux  compris l’engagement de Kemi Seba, s’il appelait l’Union africaine, la CEDEAO ou l’UEMOA à lever des troupes pour venir en aide aux pays africains victimes du terrorisme au lieu qu’il ait les yeux tournés vers la Russie et son supplétif, le groupe Wagner.

Pendant qu’on y est, Kemi Seba, s’il veut être pris au sérieux, devrait déménager avec ses épouses à Nakitongoum au Bénin où il est né. Le premier acte d’un panafricain devrait être celui de résider en Afrique. Sinon, nous reprenons à notre compte cette vérité de Wendsonga Gilbert Kafando, docteur en sociolinguistique, publiée sur sa page Facebook, « comment pourrons-nous nous fier à un ‘’combattant’’ qui, le certificat de nationalité d’un pays étranger en poche, nous incite à le chasser ? »

Avant ce sociolinguiste, le président Thomas Sankara, qui n’a jamais expulsé de journaliste, même proche des colonialistes, de ses activités, a dit fort à propos : « Un peuple conscient ne saurait confier la défense de sa patrie à un groupe d’hommes, quelle que soit leur compétence. Les peuples conscients assurent eux-mêmes la défense de leur patrie.»

Tout est dit et bien dit ! Alors Kemi  Seba, pour qui vous prenez-vous pour contredire une si grande icône du panafricanisme ?

Source : L’Observateur Paalga

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