18 septembre 2021
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CMA de Pissy : Un bébé déclaré mort par les services de la maternité et pourtant vivant !

A la maternité du  centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Pissy, le jeudi 13 mai 2021, un fait difficilement qualifiable s’est produit : un nouveau-né a été jeté dans un sachet plastique après sa naissance par un professionnel de santé. Selon ce professionnel, l’enfant est né avant terme et serait décédé. Ce comportement laxiste a-t-il conduit au décès du nourrisson ? Grande interrogation. Mais au regard des faits, les responsabilités doivent être situées pour éviter encore de pareilles situations malheureuses à des familles dans les centres de santé au Burkina Faso. Retour sur les faits!

Après le scandale du 2 septembre 2020 où par manque de gaz aux services d’urgence dudit centre, un bébé référé à l’hôpital de Tangandogo, a perdu la vie en cours de route, le centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Pissy s’est encore illustré de la mauvaise manière dans une prise en charge d’une patiente.

Suite à une vidéo postée sur les réseaux sociaux par un responsable du cimetière de Nagrin, Pakmoogda Boukary dit le maire des cimetières, l’équipe de L’infoh24 est allée à la rencontre de l’auteur de la vidéo pour mieux cerner l’affaire d’un bébé vivant jeté dans un sachet plastique pour être enterré. Pour Pakmoogda Boukary, ce qui s’est passé au cimetière de Nagrin est inadmissible. Pourquoi ?

En effet, selon lui, le jour de la fête de Ramadan, des individus ont envoyé un corps au cimetière de Nagrin pour un enterrement. C’était le corps d’un prématuré. A en croire, Pakmoogda Boukary, après l’accouchement de la femme, la sage-femme est sortie demander aux accompagnants de la parturiente d’envoyer un sachet pour mettre le corps parce que, l’enfant est né avant terme et serait donc mort.

Devant une telle nouvelle, les accompagnants ont exécuté, sans broncher. Une fois que le sachet et son contenu leur a été remis, ils n’ont pas pris le soin de jeter un coup d’œil à l’intérieur. Le sachet a été gardé fermé, puis, direction le cimetière de Nagrin afin de procéder à l’enterrement.

Une fois au cimetière donc, pendant que la tombe était presque finie, certains membres de la famille demandent à connaître le sexe du bébé dont ils creusent la tombe.

Devant l’insistance d’un des parents pour connaître le sexe, les accompagnants décident d’ouvrir enfin le sachet plastique dans lequel le prématuré était logé. A la surprise totale, ils constatent que le bébé n’est pas mort. La respiration était même perceptible.

Très vite, ils décident de repartir au CMA de Pissy. Arrivés, ils font comprendre à la sage femme que le bébé n’est pas mort. En réaction, elle fait une note pour les envoyer au CMA de Bogodogo. Là, une autre note leur est adressée afin d’envoyer le bébé à l’hôpital Saint Camille.

Ils rebroussent chemin à nouveau. A Saint Camille, les responsables leur soulignent qu’ils ont obligation de prendre l’enfant même s’il ne va pas survivre. Le pronostic vital était déjà engagé. Après quelques heures d’hospitalisation, le bébé finit par rendre l’âme.

Les parents de l’enfant plongés dans le désarroi et outrés par ce comportement disent s’en remettre à Dieu.

Si les parents n’avaient pas ouvert le sachet contenant le corps du bébé annoncé comme décédé au CMA de Pissy, ils allaient enterrer le bébé vivant.

Tous les jours, des sachets contenant des bébés prématurés ont été enterrés selon Pakmoogda Boukary. Partant de ce constat combien de bébés vivants sont enterrés de par le laxisme d’un soi-disant professionnel de la santé?

Alors, comment peut-on mettre un enfant même prématuré dans un sachet et remettre à ses parents pour un enterrement sans prendre le soin de vérifier s’il est vraiment mort ou vivant ?

L’affaire ne semble pas pourtant terminée

Selon nos informations, certains responsables du CAM tenteraient de sauve la face. Actuellement, ils chercheraient un intermédiaire pour les conduire chez les parents de l’enfant afin de présenter des excuses. Ce qui signifie que, quelque part, il y a eu une certaine négligence des agents de santé du CMA de Pissy dans la gestion de ce cas. Certes l’on ne peut pas reprocher à des professionnels de santé le décès d’un patient. Mais pas de cette manière.

Un prématuré jeté systématiquement dans un sachet plastique pendant des heures, du CMA de Pissy à Nangrin et de Nagrin au CMA en passant par le CMA de Bogodogo, puis à Saint Camille, ce prématuré, aussi fort soit-il, peut-il survivre ?

Cette situation ayant conduit à la mort du prématuré doit être éclaircie et surtout, les responsabilités doivent être situées dans cette histoire affreuse.

Au moment où nous tracions ces lignes, malgré nous différentes tentatives pour entrer en contact avec le médecin-chef du district de Boulmiougou pour comprendre davantage l’histoire et avoir sa version des faits, c’est le silence radio. Pourquoi ?                          

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4 Commentaires

  1. La situation dans cette maternité est vraiment inquiétante. J’ai failli perdre mon enfant en 2014 à cause de cette négligence dans la maternité du CMA de Pissy. La sage femme avait déclaré que je faisais une fauche couche et sans examen approfondi, seulement parce que je saignais. Sur le champ elle m’a tendu une ordonnance pour acheter le nécessaire pour un curetage.
    N’eût été mon insistance de vouloir faire une échographie mon enfant n’aurait pas 6 ans aujourd’hui. Que Dieu nous garde.

  2. Hunnnn c’est pas simple deh. Moi ma sœur a fait une césarienne le 19 mars et l’enfant est sortie toute blanche avec sa peau qui s’élevait et on l’a nettoyée avec notre pagne et je suis rentrée laver les pagnes sales de ma sœur quand je suis revenue vers 18h, l’enfant respirait bizarrement et ma cousine est rentrée les voir et ils ont dit que ça va. Vers 22h la respiration était toujours là même et elle respirait par la bouche. On nous envoie en urgence au cma là-bas et ils ont fait un papier pour nous envoyer a Bogodogo et disent qu’il n’y a pas d’oxygène et il n’y a pas d’ambulance non plus. Mon beau a remorqué ma cousine sur sa moto vers 23h; maintenant arrivé à Bogodogo on les transfert à la pédiatrie et là-bas, ils ont pu la prendre en charge juste un moment et l’enfant a rendu l’âme vers 1h du matin. Si on ne l’avait pas négligée à la sortie du ventre de sa mère, je me dis qu’elle serait toujours en vie…Césarienne et en plus tu pleurs ton enfant. ça fait tellement mal.

  3. CMA de Pissy, en 2014, depuis qu’ils ont failli laisser mon papa mourir je ne mettrai plus jamais pied dans ce lieu s’il plaît à Dieu.

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