11 juillet 2024
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Burkina Faso : Le syndicalisme révolutionnaire au cœur d’un séminaire des femmes

Venues des régions du Burkina Faso, les femmes membres de la Confédération des travailleurs du Burkina Faso (CGT-BF), ont passé en revue, après deux jours de séminaire (17 et 18 septembre), le syndicalisme révolutionnaire et la lutte des classes. La cérémonie de clôture qui a connu la participation de Bazolma Bazié, SG CGT-B, a permis aux participantes de dresser un bilan de la formation et s’engager pour la lutte pour des meilleures conditions de vie.

Elles sont 45 femmes, issues des treize régions du Burkina Faso. Elles sont membres du bureau national confédérale, des femmes de la CGT-B. Au bout de 48 heures, elles ont été formées sur le syndicalisme révolutionnaire et la lutte des classes. A travers un séminaire national, dans l’optique de prendre en considération les préoccupations des femmes.

Au bout de ces dernières 48 H, elles ont mis en évidence les questions féminines et leur place dans la lutte syndicale. Selon Rasmané Kientega, membre de l’équipe de formation, ce séminaire s’est inscrit dans le programme d’activité des femmes de la CGT-B, de l’année en cours.

Au cours de ce séminaire, elles ont examiné leur contribution, dans le contexte sécuritaire et social du pays. La remise en cause des acquis des travailleurs au Burkina a fait l’object d’une analyse par les participantes. Il est ressorti que le système néocolonial a failli, et le constat se dénombre dans la crise sécuritaire, le scandale financier, l’impunité, les crimes économiques. Sans compter l’adoption du code pénal qui a mis en cause les droits et libertés des travailleurs.

Les participantes au séminaire sur la lutte syndicale

Face à cette situation, le syndicat des femmes entend répondre par l’unification des forces syndicales et la lutte pour l’amélioration des conditions de vie.

Les femmes entendent contribuer au syndicalisme révolutionnaire pour briser l’exploitation des masses. Avec ces 52% de femmes au Burkina Faso, la CGT-B , section femme pense que la préoccupation de femmes et des filles n’est pas prise en compte dans les instances de décision publique. Face à ces handicaps, les femmes à travers cette formation se sont outillées pour relever les défis.

Dans un rapport lu par la camarade, Hortense Kongo Konségré , il est fait mention de la mobilisation totale à la formation, à la lutte et l’occupation de l’espace qui leur revient.

Bazolma Bazié a saisi l’occasion pour féliciter les femmes pour leur mobilisation : « là où les femmes s’engagent, la victoire est certaine ». Pour lui, la formation a outillé les femmes à la meilleure compréhension du syndicalisme de lutte de presse, dans un contexte de répression.

Sophie Nikiéma , participante a confié que les femmes ont souvent peur d’aller de l’avant pour défendre leurs droits et de s’engager dans la vie syndicale, à cause de la pression de la société. Pour elle, il est temps, à travers cette formation qu’elles s’assument à travers une synergie d’action « pour lutter et avancer, sans peur ».

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