27 novembre 2021
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Communauté musulmane : Le bureau sortant dénonce l’immixtion d’une institution

Le bureau sortant de la communauté musulmane du Burkina Faso (CMBF) était face à la presse ce samedi 13 mars 2021 à Ouagadougou. Objectif, présenter aux membres le bilan de ses activités au cours des cinq années de gestion et donner des perspectives. Cette rencontre a été une occasion pour le bureau sortant de présenter ses excuses à tous les burkinabè suite à la crise qui a secoué l’association.

Installé depuis le congrès ordinaire tenu à Fada N’gourma en juin 2016, le bureau dirigé par le président sortant Abdoul Rasmané Sana a décidé, 5 ans après, de mettre son bilan sous les projecteurs. A son élection, le bureau avait pour mission, entre autres, d’organiser la gestion financière avec plus de transparence, de procéder au renouvellement des bureaux provinciaux et communaux sur toute l’entendue du territoire et de contribuer aux actions de développement du pays. Après cinq ans, le bureau a estimé avoir obtenu des résultats satisfaisants.

Au titre de son bilan, le bureau du président Sana a effectué un audit des infrastructures marchandes. Cela a permis au bureau de faire un état des occupants des locaux de la CMBF et de relever les difficultés liées à la collecte des loyers. Au niveau du renouvèlement des bureaux provinciaux et communaux. Il y a eu des actions fructueuses dans certaines localités mais le processus a connu un arrêt face à la réticence de certains responsables.

Des journalistes et des membres de la CMBF ©Infoh24

En ce qui concerne les actions de développement, le bureau a entrepris l’extension de la Grande mosquée pour augmenter sa capacité d’accueil. Ce qui a permis aux fidèles de ne plus occuper les voies publiques et l’avenue est praticable dans les minutes suivant la prière de vendredi. Des opérations de collectes de fonds, de vivres et autres matériels au profit de la population (orphelins et blessés des évènements d’octobre 2014 et de septembre 2015, populations déplacés internes, malades…) ont été menées.

Le bureau a également engagé la radio communautaire (Al Fadjr) à accompagner les autorités dans la lutte contre la pandémie de covid-19 et commencer l’équipement de la mosquée en caméras de surveillance dans le but de contribuer à lutter contre le grand banditisme.

Mais à côté de ses résultats, le bureau a noté des perturbations suite aux dissensions internes. Et pour le bureau, il est normal qu’une association de la taille de la CMBF puisse avoir en son sein des courants dont les idées se confrontent. Quoique certaines personnes veuillent profiter de cette crise pour tirer des profits, le bureau a pu tenir jusqu’à la fin de son mandat.

Le président sortant de la CMBF Abdoul Rasmane Sana ©Infoh24

Concernant la crise, grâce à la médiation du médiateur du Faso, ils ont pu ouvrir la voie à l’organisation d’un congrès ordinaire pour élire une nouvelle équipe de la CMBF. Mais selon le bureau sortant dirigé par Abdoul Rasmane Sana, à leur surprise la médiatrice du Faso rencontre des acteurs et personnalités dans l’optique de trouver une personne pour organiser une transition de la CMBF.

« Nous ne voulons pas, surtout sous mon mandat, qu’une institution  se permette de chercher quelqu’un pour mettre à la tête de la communauté. C’est difficile à comprendre » a souligné le président Abdoul Rasmane Sana.

Le bureau sortant tient à prendre à témoin l’opinion qu’« il n’est pas impliqué de près ni de loin dans une telle démarche. Pire cela pourrait mettre en péril les acquis de la CMBF ». « C’est moi qui avais voulu accepter cette médiation sinon je savais que cette médiation n’était pas tout à fait normale parce qu’elle a été plus proche du camp adverse » a soutenu le président Abdoul Rasmane Sana.

Auprès des autorités, le bureau sortant tient à rappeler que « l’organisation et le fonctionnement de la CMBF sont régis par des textes qui font du congrès ordinaire un passage obligé pour le renouvellement des insistances au terme du mandat. Aussi, les textes de la CMBF précisent que « ce sont les membres qui désignent et qui élisent les candidats aux différents postes selon une procédure arrêtée d’avance de commun accord ».

Le président sortant sur ses craintes quant aux immixtions ©Infoh24

Pour le bureau sortant, à leur connaissance, ni les textes qui encadrent les associations au Burkina Faso ni ceux de la CMBF n’autorisent l’immixtion d’un responsable d’institution dans les affaires internes d’une association sans son accord. D’où cet appel du bureau sortant aux autorités compétentes de tout mettre en œuvre pour permettre la CMBF d’organiser son congrès ordinaire pour élire son nouveau bureau dans un bref délai. Le bureau sortant  a renouvelé aux musulmans son engagement à organiser un congrès ordinaire dans le respect de ses textes fondamentaux.                                  

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