6 mars 2021

Enseignement supérieur : “Le ministère ne va jamais s’ériger en fossoyeur de ses agents”, dixit Mahamadou Sawadogo face aux accusations de la F-SYNTER

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Le Samedi 30 janvier 2021, la Fédération des Syndicats Nationaux des Travailleurs de l’Education et de la Recherche (F-SYNTER) a accusé le ministère de l’enseignement supérieur de la recherche scientifique et de l’innovation de remettre en cause les acquis des luttes des travailleurs de l’enseignement supérieur et de la recherche notamment celui portant le recrutement des attachés et assistants de recherche. En guise de réponse, le ministère a animé un point de presse ce lundi 1er février 2021 pour donner sa lecture des faits.

Face aux accusations de la F-SYNTER, le ministère de tutelle n’a pas tardé à répondre et à donner sa version des faits face aux journalistes. Le ministère accuse à son tour la F-SYNTER de ne pas respecter des accords qu’ils ont signés et contribué à mettre en place.

D’après la F-SYNTER, une lettre signée le 12 janvier 2021, par le secrétaire général du ministre chargé de l’Enseignement supérieur, interdit aux universités publiques et au Centre National de Recherche scientifique et technologique (CNRST) d’accepter les candidatures des Enseignants à Temps Plein (ETP) et des Ingénieurs de Recherche (IR) aux concours du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES). Le syndicat a également dénoncé plusieurs dispositions du protocole d’accord signé en 2016 entre le ministère de tutelle et les syndicats du ministère en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Lire aussi : Du rififi à l’enseignement supérieur du Burkina : La F-SYNTER prépare la riposte, bientôt

Mais la pilule passe mal du côté du ministère qui a tenté de donner plus d’éclaircissements sur ce « désaccord ».

Selon le ministère donc, un protocole d’accord a été signé le 15 juin 2016 entre le Syndicat Autonome des Enseigneurs Chercheurs (SYNADEC), la Fédération des Syndicats Nationaux des Travailleurs de l’Education et de la Recherche (F-SYNTER) et le Syndicat National des Enseignants du Secondaire et du Supérieur (SNESS).

Les principaux points de ces accords sont la revalorisation des grilles salariales et indemnitaires des enseignants-chercheurs et chercheurs, la revalorisation salariale des prises en charge des indemnités servies pour l’organisation du BAC, la revalorisation des fonctions académiques dans les institutions publiques d’enseignement supérieur, l’amélioration de la gouvernance dans les institutions d’enseignement supérieur et de recherche et le statut des ingénieurs et des ETP dans les institutions publiques d’enseignement supérieur.

Pr Mahamadou Sawadogo, SG MESRSI ©Infoh24

Pour le Pr Mahamadou Sawadogo, secrétaire général du ministère, les trois principaux points d’accords dénoncés par la F-SYNTER sont entre autres le recrutement par voie de concours des attachés et assistants de recherche qui n’ont pas soutenus leurs thèses à temps, l’amélioration de la gouvernance dans les institutions publiques d’enseignement supérieur et la prise en charge de l’organisation du BAC.

« Pour apporter des éléments de réponse à ce qui est reproché au ministère, il y a lieu de préciser que l’une des dispositions du décret N°2019-0435/PRES/PM/MESRSI/MFPTPS/MINEFID/MS du 9 mai 2019 portant organisation des emplois des enseignants-chercheurs, enseignants hospitalo-universitaires et des chercheurs et règlementation des fonctions d’enseignants à temps plein et d’ingénieur de recherche, notamment à son article 56 précise que les assistants, les assistants hospitalo-universitaires et les attachés de recherche sont recrutés par voie de concours sur un emploi spécifique de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Aussi, en guise d’assouplissement de cet article, une disposition transitoire a été prévue notamment à l’article 74 du décret précité.

Dr Roger Nebié, DG du CNRST ©Infoh24

Cette disposition accorde une période de trois ans à compter du 1er janvier 2017 aux fonctionnaires des institutions publiques d’enseignement supérieur en poste avant cette date pour demander à être nommés assistants ou attachés de recherche, une fois leur thèse de doctorat obtenue. Cette période transitoire a pris fin le 31 décembre 2019 conformément à l’article 74 du décret précité.

Ainsi, en application de ces articles, tous les ETP et ingénieurs de recherche ayant soutenu leur thèse à la date du 31 décembre 2019, ont été systématiquement nommés assistants ou attachés de recherche, ce qui leur permet de postuler au CAMES 2021. Par contre, ceux qui ont soutenu après cette date doivent prendre part aux concours directs sur mesures nouvelles spéciales, qui se déroulent présentement, afin d’être nommés assistant ou attaché de recherche, ce qui leur permettra de postuler pour le CAMES. A partir du 1er janvier 2020, le concours est la seule voie de recrutement pour accéder aux emplois de l’enseignement supérieur et de la recherche », a expliqué le secrétaire général du ministère de l’enseignement supérieur, Pr Mahamadou Sawadogo.

Les journalistes fortement mobilisés pour la circonstance ©Infoh24

« C’est cette dernière disposition que dénonce un seul de nos partenaires sociaux, la F-SYNTER, qui demande de trouver avec le MESRSI des arrangements pour ne pas appliquer cette disposition du décret, afin de permettre à 11 agents du CNRST de déposer leurs dossiers pour leurs inscriptions sur les listes du CAMES 2021 », a ajouté le Pr Mahamadou Sawadogo.

Il appelle par ailleurs, la F-SYNTER à l’application et au respect des textes qu’ils ont contribué à élaborer avant toute autre relecture. « Le MESRSI ne peut et ne va jamais s’ériger en fossoyeur de ses agents », a-t-il lancé.

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