16 juin 2024
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Grand banditisme à Ouagadougou : 31 personnes dans les geôles de la police nationale

Face aux différentes interpellations et alertes des Ouagalais. La police a lancé une série d’opération à travers l’ensemble de ses services. Elle se déroule en deux phases dont l’une intensive et  l’autre ordinaire. Après plusieurs tracts aux malfrats, le Service régional de la Police judiciaire du Centre (SRPJ-Centre) a décidé ce mercredi 17 mars 2021 de présenter à la presse, le bilan à mi-parcours de ses opérations de sécurisation de la ville de Ouagadougou.

Des attaques à main armée dans la capitale burkinabè et d’autres actes de grand banditisme ont causé des pertes en vie humaine et de nombreux dégâts financiers et matériels. La recrudescence des cas d’actes de grand banditisme prend de l’ampleur et la police à décider de prendre les taureaux par les cornes. Ainsi elle a mené des opérations pour contrer le phénomène.

Cette violence s’est traduite à travers deux cas malheureux notamment celui du 9 février 2021 où « Nafissa Balima, gérante d’un kiosque Orange money au quartier Karpala, a perdu la vie suite à une attaque à main armée » et le cas dans la nuit du 11 au 12 février où « l’ambassadeur du Maroc au Burkina a été victime d’une agression » a rappelé le Commissaire Divisionnaire de Police, Désiré Ouédraogo.

Face à cette montée de la délinquance dans la ville, les différentes unités spéciales et l’ensemble des services de police de la ville de Ouagadougou ont exécuté des opérations en deux phases. Il s’agit de la phase « intensive » et celle dite « ordinaire ». La phase intensive a déjà été exécutée et la phase dite ordinaire débutée le 23 février 2021 est toujours en cours d’exécution. Elles ont consisté de façon claire en des activités de prévention et d’activités de répression à en croire le Commissaire Divisionnaire de Police, Désiré Ouédraogo.

Le directeur régional de la Police nationale du Centre, le Commissaire Divisionnaire, Désiré Ouédraogo (centre) ©infoh24

Les opérations spéciales ont permis, pour la phase de prévention 7878 contrôles, d’interpeller et de garder à vue 19 personnes, de fouiller ou de contrôler 7157 engins, de sensibiliser 196 et mis en fourrière 20 engins » a-t-il déclaré. Également dans le cadre de cette opération, « plusieurs matériels ont été saisis pour des infractions comme la détention illégale d’arme à feu, les vols aggravés, le recel, l’ivresse publique et manifeste, les destructions de biens publics, le défaut de carte grise, de plaque d’immatriculation et de document d’identité ».

En ce qui concerne, la phase de répression, les investigations ont porté sur plusieurs cas d’attaques à main armée dont la série des attaques menées par des individus portant des casques dans les quartiers de Tampouy, Bassinko, Yagma, Nonsin, Pissy et Bendogo entre le 21 novembre 2020 et le 17 février 2021.

Ces investigations selon le commissaire ont abouti au bilan suivant. « trente-une personnes interpellées dans le cadre des investigations ; huit personnes gardées à vue pour acte de grand banditisme, vol et complicité de vol à main armées, et recel ; un véhicule à quatre roues ; neuf engins à deux roues ; sept pistolets automatiques dont un factice ; deux paires de menottes ; des minutions de Kalachnikov et de PA ; six paires chaussures de marque Sebago ; quatre casques de motos ; deux blousons de couleur noire ; une paire de gants de couleur noire ; 42 téléphones portables  et la somme de 600 000 FCFA ».

Toujours dans le cadre de ses investigations « plusieurs individus sont activement recherchés pour leur lien présumé avec les différentes attaques dans les villes de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso ».

Devant la presse, le Commissaire Ouédraogo et son équipe, ont rassuré les populations sur « la détermination de la Police nationale à garantir la protection des personnes et de leurs biens » et appelé « toujours à la franche collaboration de tous pour endiguer les attaques à main armée dans la ville de Ouagadougou ».

Profitant de cette rencontre, il a encore rappelé à l’ensemble de la population, d’avoir le réflexe et la culture de la dénonciation de tout comportement suspect à travers les numéros verts 1010, 16 et 17.

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