27 novembre 2021
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Présidentielle 2020 au Burkina Faso : Des déséquilibres frappants entre candidats

Près d’une semaine après l’ouverture de la campagne pour le double scrutin présidentiel et législatif du 22 novembre, certains candidats découvrent les dures réalités du terrain politique où l’argent règne en maître absolu. Pendant que les uns mobilisent des foules, déploient de grands moyens de communication et de séduction de l’électorat, d’autres restent encore invisibles sur le terrain et d’autres encore se contentent de « campagne de proximité ».

Il suffit de parcourir les grands centres urbains, notamment les capitales politique (Ouagadougou) et économique (Bobo-Dioulasso) pour se rendre à l’évidence de la disparité des moyens entre candidats et partis politiques. Sur les axes routiers interurbains, seuls quelques candidats ont des affiches ou des posters. Ce sont pratiquement les mêmes qui occupent les panneaux dédiés. Trois candidats et partis se distinguent du lot : Eddie Komboïgo du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Zéphirin Diabré de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) et Roch Kaboré du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Ils sont suivis, loin derrière, par Kadré désiré Ouédraogo, Tahirou Barry, Yacouba Isaac Zida. D’autres candidats se signalent par endroits avec quelques posters tandis que d’autres ne figurent nulle part pour l’instant.

Claude Tassembedo fait partie des candidats les moins visibles sur le terrain

A côté des grandes mobilisations des favoris qui remplissent les stades et autres espaces publics recto-verso, la plupart des candidats ont fait le choix de stratégie de mobilisation de proximité soit à travers des meetings modestes dans les communes urbaines et rurales soient en allant à la rencontre des électeurs dans leurs lieux de travail ou leurs domiciles. C’est le cas de Yéli Monique Kam qui a lancé sa campagne à Rodwooko, le marché central de Ouagadougou le 5 novembre (6 jours après l’ouverture). Elle est allée rencontrer les commerçantes et commerçants à qui elle a sollicité leur adhésion et leurs suffrages.

A côté des stades remplis recto-verso, certains candidats cherchent désespérément des militants – électeurs

La veille, Do Pascal Sessouma a subi ses premiers revers avec le meeting avorté de lancement de sa campagne à Ouagadougou. Faute de monde, il a du se contenter d’une déclaration. Il explique cette situation est due par son refus d’injecter de l’argent dans l’achat de spectateurs. “Hier nuit (NDLR : mardi 3 novembre) j’étais chez moi et des jeunes sont venus me proposer leurs services pour remplir le terrain recto verso. Ils m’ont dit de donner 400 000FCFA pour qu’ils fassent le travail dans un premier temps. S’en sont suivies des négociations et finalement ils m’ont dit d’envoyer 250 000 F cfa. Je leur ai dit : vous dites que vous me connaissez mais vous ne me connaissez pas. Je suis contre la corruption électorale. Je sais que c’est parce que j’ai refusé de donner l’argent que la mobilisation est ainsi. Mais il faut faire la campagne autrement” a-t-il confié à la presse.

Abdoulaye Soma, étale sa pédagogie d’enseignant dans les marchés, restaurants et yaars à Ouagadougou et à Fada. Une stratégie qui lui permet de prendre le pool des réalités des commerçants, étudiants et autres bouchers.

L’équipe de Yacouba Issac Zida (toujours en exil au Canada) qui avait annoncé un programme de grands meetings a du se résoudre à une campagne de proximité dans les marchés et yaars et autres lieux publics en attendant le retour de leur champion.

Yacouba Isaac Zida est toujours attendu par ses partisans

Globalement, la campagne électorale ne suscite pas encore la fièvre habituelle. En attendant de revenir sur les contenus des offres et discours des candidats et partis politiques engagés dans la bataille pour ce double scrutin, l’on peut dire que l’ambiance est encore morose presque partout. Après le passage des candidats, surtout à à la présidentielle, les villes retrouvent presque leur ambiance habituelle.

Crédit photo de la Une : B24

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