19 avril 2024
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Sénégal : Des violences électorales en vue!

Réputé être la vitrine de la démocratie en Afrique de l’ouest, le Sénégal a été longtemps un exemple de démocratie et cité par beaucoup de jeunes africains. Mais depuis un moment, le pays de Senghor semble être à la croisée des chemins. Et les élections législatives à venir seront surveillées comme de l’huile sur du feu. La question que l’on se pose, les élections législatives se dérouleront-elles dans la paix sans effusion de sang? Ce qui est sur, le ton a été donné par l’opposition à travers la coalition Yewwi Askan Wi.

Les législatives au Sénégal sont au centre des inquiétudes au regard des déclarations faites par les leaders de la coalition Yewwi Askan Wi, à la place de la nation de Dakar, contre le rejet de leur liste nationale. A la place de la nation, pendant 10 minutes et devant plusieurs militants de la coalition Yewwi Askan Wi, le patron de Pastef, Ousmane Sonko a chargé le président Macky Sall et son ministre de l’Intérieur en charge des élections.

En effet, après avoir pointé du doigt la gestion du ministre de l’intérieur et des affaires électorales, Ousmane Sonko promet une fin de mandat sans répit au régime de Macky Sall. Il appelle ainsi la jeunesse à une mobilisation permanente à partir de ce jour, à commencer par exiger la participation aux élections pour ensuite presser le pas vers le rendez-vous tant important, de la présidentielle de 2024.

Face à la situation qui était tendue dans cette course au pouvoir, les sages du conseil constitutionnel auraient dû être sages pour ne pas jeter de l’huile sur le feu. Car une «erreur d’inattention» peut être corrigée. Surtout que cette correction peut contribuer à ramener la stabilité sociale pour des élections calmes et pacifiques. N’ayant pas eu cette hauteur de jugement de la situation, elle a contribué à radicaliser les positions. Le Sénégal se trouve dans une situation ou« Désormais, c’est œil pour œil, dent pour dent » à en croire le patron de Pastef à la conférence des leaders de Yewwi Askan Wi.

On peut dire que cela peut sembler inacceptable, mais dans une élection où des leaders ne participeront pas; cela enlève aussi un certain gout d’inachevé. Que sera l’Assemblée sans l’actuel maire de Ziguinchor. L’homme qui fait vivre des débats houleux et constructeurs à la très enviée démocratie sénégalaise, est encore plus important pour le pays de la Teranga. On aurait pu trouver un compris pour une élection sans violence.

Certes,  la loi est dure, mais c’est la loi! Et elle frappe la majorité Benno Bokk Yakaar, avec cette liste de suppléants aussi mais au lieu de sanctionner négativement. Il importait pour les grands juges du conseil constitutionnel, de tenir compte de l’intérêt national, sans parti pris.

Sans être un oiseau de mauvaise augure, la cocotte-minute de la violence en politique recommence à refaire surface à Dakar avec les élections législatives à venir. Le pouvoir et l’opposition doivent éviter de faire vivre au pays de telle situation et ne pas ternir l’image d’une démocratie parfaite. Vite, il faut un pompier et les sages de ce pays doivent prendre à bras le corps la situation pour éviter des dérapages irréparables.   

 

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