4 mars 2021

Frais de scolarité des élèves affectés : Des établissements privés réclament plus de 1.800.000.000 FCFA à l’Etat

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L’Union nationale des établissements d’enseignement privés laïcs (l’UNEEP-L) a animé une conférence de presse ce jeudi 14 janvier 2021 à son siège à Ouagadougou. Au cours de cette rencontre avec la presse, la faîtière des établissements privés a révélé les impayés de frais de scolarité des élèves affectés de l’Etat pour l’année scolaire 2019-2020.

Le montant total de tous les frais de scolarité que l’Etat doit payer pour avoir affecté 38 536 élèves dans 279 établissements privés de l’UNEEP-L au titre de l’année scolaire 2019-2020 s’élève à 1. 977 555 000 FCFA. Selon le président de l’UNEEP-L, Dr Désiré NaKoulma, ce montant devrait être géré par le budget exercice 2020.

Mais l’Etat va trainer le pas à tel point qu’aujourd’hui, il n’a pu verser aux établissements privés que la somme de 101 440 000 FCFA pour seulement 18 établissements ; un nombre insignifiant d’établissements bénéficiaires qui ne représente que 6,4% de l’ensemble des établissements ayant reçu des élèves, selon Désiré Nakoulma.

Cette situation est inexplicable pour les conférenciers du jour qui déplorent l’attitude de l’Etat par rapport à la gestion des frais de scolarité des élèves. A écouter Désiré Nakoulma, tout se passe comme si la gestion des frais de scolarité n’est pas une priorité pour l’Etat. Plusieurs dates de paiement convenues n’ont pas été respectées par le ministère de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales.

Premièrement, la date du 30 juin 2020 arrêtée pour le paiement n’a pas été tenue. Cette date a été ramenée au 30 septembre 2020 puis reportée encore au 31 décembre 2020 et jusque-là, rien. L’incompréhension est totale chez les membres de l’UNEEP-L. Ils s’interrogent sur ce à quoi a pu bien servir le budget de l’Etat exercice 2020. En attendant, il ressort de la déclaration des conférenciers que cette situation de non-paiement a entrainé de véritables problèmes de trésorerie pour les établissements.

Ce sont, entre autres, des difficultés de paiement des salaires des enseignants et du personnel administratif, les difficultés de paiement des frais de fonctionnement des établissements, les difficultés d’assurer l’enseignement de qualité aux élèves, les difficultés d’assurer les cours jusqu’à la fin de l’année scolaire et bien d’autres. 

Il y a urgence à agir, selon les conférenciers, et ce, surtout que cette situation de non-paiement vient s’ajouter à une situation de précarité des établissements causée par la fermeture des établissements pour raison de Covid-19 de mars à avril sans compensation. Au regard de cette situation, le Bureau exécutif de l’UNEEP-L veut prendre l’opinion publique à témoin. Ainsi, il interpelle publiquement le gouvernement à tout mettre en œuvre pour un règlement urgent et diligent des frais de scolarité de l’année 2019-2020 ainsi que des arriérés.  Au cas où le gouvernement ne donnerait pas suite à cette demande dans de meilleurs délais, des actions collectives seront mises en œuvre, fait savoir le président de l’UNEEP-L, Dr Désiré NaKoulma.

Le Bureau exécutif de l’Union a saisi l’occasion pour demander au gouvernement de revoir la qualification des frais de scolarité qu’il considère comme une subvention aux établissements alors qu’il s’agit d’une dette pour service fait. « Les établissements sont des prestataires de service et leur paiement doit être traité comme ceux des autres acteurs économiques », soutient le président de l’UNEEP-L. Egalement, suggestion a été faite d’affecter les élèves en fonction des disponibilités budgétaires de l’Etat afin de corriger les retards répétitifs de paiement de ces frais de scolarité.

Simplice ZONGO

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