18 septembre 2021
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Burkina Faso : Le rêve américain de Sabine brisé par un escroc

Une affaire d’escroquerie portant sur un montant de plus de 2 millions FCFA a été jugée le vendredi 18 décembre 2020 au Tribunal de grande instance de Ouaga 1. Le mis en cause, un certain Moussa Sanou, n’était pas présent. Il a été jugé par défaut. Les faits.

Elle s’appelle Sabine. Son rêve, voyager, aller aux Etats-Unis d’Amérique. Elle avait même réussi à rassembler une certaine somme d’argent pour préparer son voyage, documents et autres.

Mais son chemin va croiser celui d’un certain Moussa Sanou qui a promis de l’aider. Selon les informations de Sabine, le nommé Moussa a travaillé dans une ambassade et semble connaitre un peu les rouages. C’était une fausse affaire. Le jeune homme est parvenu à convaincre la jeune fille à lui verser la somme de 2 millions 940 milles FCFA. C’est pour les documents, le passeport, le visa, etc.

Après le versement de la somme, Sabine reçoit effectivement quelques temps après un passeport. Puis un document qui fait office de visa canadien. Entretemps, on lui avait fait croire que les dépenses pour un voyage aux USA sont trop élevées. C’est la destination qui lui a été proposée et qu’elle a acceptée.

Après la réception des documents, elle décide de partir. Le jeune Moussa la décourage. C’est par un circuit qu’il a eu les documents, il ne faut donc pas passer par l’aéroport de Ouagadougou. « C’étaient des faux documents. On m’a dit que le visa n’était pas bon », explique la victime à la barre. Mais il faut aller au Ghana pour suivre une formation de quelques jours avant de pouvoir bouger.

2 mois 11 jours à Accra pour rien

Loin de déchanter, elle fait ses bagages et prend la route pour Accra. C’est une fois à la gare qu’elle va comprendre qu’elle s’est embarquée dans une fausse affaire. Une fois sur place les personnes censées venir la chercher sont absentes. Leur contact téléphonique n’est que dalle. C’est le début d’une galère. « Je suis restée à la gare du 1er au 10 décembre 2019″. Entre temps, elle a été logée chez une autre personne. Jusqu’au 10 févier 2020 ». Point d’information, point de voyage. Elle replie sur Ouagadougou. Elle parvient à se faire rembourser une bonne partie de la somme extorquée. Sur les 2,9 millions FCFA, il reste que 200 000 francs FCFA que le nommé Moussa lui doit.

Devant les juges le vendredi 18 décembre 2020, la jeune fille reconnait avoir été naïve. A cause cet hypothétique voyage, elle a démissionné de son emploi. Selon son avocat, elle a fait 2 mois 11 jours au Ghana. De retour à Ouagadougou, elle a été battue par les frères de Moussa Sanou. L’avocat demande que le mis en cause soit condamné à payer à la jeune fille la somme de 200 000 francs CFA restante. « C’était une escroquerie savamment orchestrée. Nous demandons qu’il soit condamné à lui payer la somme de 5 688 560 francs CFA pour réparer le préjudice plus 15 millions FCFA du fait de la perte de son emploi », a indiqué l’avocat.

Loin de déchanter, elle fait ses bagages et prend la route pour Accra. C’est une fois à la gare qu’elle va comprendre qu’elle s’est embarquée dans une fausse affaire.

Le nommé Moussa Sanou n’est pas venu au jugement. Pourtant, il a reçu la citation, note le procureur qui estime qu’il a fait usage de fausse qualité et de manœuvre pour déterminer la jeune dame à lui remettre les fonds de 2 940 000 francs CFA. Il lui a fait miroiter un faux visa, poursuit-il. Dans ses réquisitions, le procureur a demandé que le prévenu absent soit condamné à une peine d’emprisonnement de 48 mois plus une amende d’un million FCFA fermes avec un mandat d’arrêt.

La décision du Tribunal est attendue pour mi-janvier 2021.

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