8 mars 2021

Du rififi à l’enseignement supérieur du Burkina : La F-SYNTER prépare la riposte, bientôt

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Les coordinations F-SYNTER des universités publiques et de la recherche étaient en assemblée générale le jeudi 21 janvier 2021 à Ouagadougou autour de deux points. Les problèmes que rencontrent les enseignants et les ingénieurs de recherches dans leur dossier de candidature pour le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) et la remise en cause de leurs acquis par le gouvernement. Si les choses ne changent pas dans les jours à venir, elles seront obligées de se battre. Et rien n’est exclu pour se faire entendre, préviennent les syndicats.

L’objectif de l’assemblée générale était de résoudre l’équation sur la remise en cause des acquis des syndicats, une remise en cause orchestrée par le gouvernement Dabiré II. Sur la table de réflexion des membres de deux coordinations, les problèmes que rencontrent les enseignants à temps plein et les ingénieurs de recherches dans leur dossier de candidature pour le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) et la remise en cause des acquis des travailleurs de l’enseignement supérieur et de la recherche par le gouvernement.

Sur la question des ingénieurs de recherches et des enseignants à temps plein, « ce personnel n’est pas encore un personnel enseignant ou chercheur titulaire. Mais dans les institutions, il contribue à leur fonctionnement afin de pallier à l’insuffisance du personnel. Ces cadres continuent les études pour avoir des diplômes. Et lorsqu’ils obtiennent par exemple le doctorat, ils peuvent se faire nommer comme assistant ou attaché de recherche. Ce qui leur donne le titre de personnel chercheur titulaire. Ainsi, pour aller au CAMES, ils ont besoin d’avoir un doctorat et au moins deux à trois ans d’ancienneté dans l’institution d’enseignement ou de recherche. Le CAMES n’a pas dit d’être un enseignant titulaire. Si au sein de l’institution, l’intéressé a deux ans d’ancienneté et le diplôme, il peut se présenter au CAMES, s’inscrire pour postuler sur les listes d’aptitude en tant que maitre-assistant ou chargé de recherche », a expliqué le coordonnateur F-SYNTER de la recherche, Bertrand Méda.

Lire aussi : Burkina Faso : Des syndicats de l’enseignement supérieur menacent le gouvernement

Cela se faisait sans problèmes jusqu’à ce que le 12 janvier 2020, une note du secrétaire général du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique vienne enjoindre les institutions d’enseignement publiques et de recherches de ne pas accepter les dossiers. Alors qu’au CNRST, certains avaient eu toutes les signatures et ont même finit de télécharger leurs dossiers sur la plateforme du CAMES. Selon les syndicats, le ministère veut contraindre le CAMES à refuser leurs candidatures parce que depuis janvier 2020, on refuse de les nommer comme assistant ou attaché de recherche.

Selon Bertrand Méda, le gouvernement sait que « s’ils vont au CAMES et qu’ils sont déclarés admis comme maitre-assistant ou chargés de recherches, on doit les nommer. Donc il a anticipé en voulant les bloquer pour qu’ils n’aillent même au CAMES afin d’éviter de les nommer. Pourtant, ils disent que le pays est en manque de chercheurs, d’enseignants alors qu’on a le personnel déjà dans la maison et avec de l’expérience » ajoute-t-il.

Pourtant, « au niveau des centres universitaires, c’est ce personnel qui enseigne à temps plein. Il en est de même dans des structures comme le CNRST, l’INERA et dans des stations de recherches dans les différentes régions.  Aujourd’hui, on dit qu’on n’a plus besoin d’eux. Mieux, on leur dit de revenir passer un concours. Dans ce cas, on revient à zéro pour atteindre deux ou trois ans d’ancienneté afin de pouvoir aller au CAMES. Par exemple celui qui peut aller au CAMES cette année, on lui dit de passer le concours et d’attendre 2024 pour aller au CAMES. Tout juste pour bloquer sa carrière », se plaint le coordonnateur F-SYNTER de la recherche, Bertrand Méda.

Autre point de discorde, les textes qui remettent en cause les acquis des travailleurs

« Si le texte pose problème et comme le CAMES n’empêche pas, on peut aller au CAMES et relire après le texte, puisque tout le monde est unanime que le texte n’est pas bon »

En plus de cette situation, il y a d’autres points de désaccords entre les coordinations F-SYNTER des universités publiques et de la recherche et le gouvernement. Pour eux, après les accords de 2016, le gouvernement a commencé adopter des textes qui remettent en cause leurs acquis. Sur les textes, selon les coordinations, il y a des pistes de solutions. « Si le texte pose problème on propose et comme le CAMES n’empêche pas, on peut aller au CAMES et relire après le texte, puisque tout le monde est unanime que le texte n’est pas bon » estiment les deux coordinations.

Et tenant coûte que coûte, texte pour texte, « on va voir si nos centres universitaires vont fonctionner. Ce même gouvernement qui parle de textes alors qu’il fait faire un travail à ce personnel que les textes ne permettent pas. Par exemple dans les textes, un enseignant à temps plein ne peut faire que des travaux dirigés pas de donner des cours magistraux. Il ne peut pas encadrer des étudiants or, c’est eux qui encadrent les étudiants ici » a rappelé, Bertrand Méda. 

Et comme le gouvernement ne veut pas de cette solution, les enseignants chercheurs et les chercheurs ont aussi estimé qu’ « il n’est pas question qu’on bloque les dossiers des enseignants à temps plein et les ingénieurs. Et ils sont fermes sur cette question ». Pour eux, « le gouvernement utilise les textes à gauche et à droite pour bloquer les carrières du personnel ».   

A travers l’octroi du quitus de l’assemblée générale, la coordination va proposer des actions pour se faire entendre. Mais avant, elle compte repartir dans les jours à venir pour encore discuter. Et si les choses n’évoluent pas, elle sera obligée de se battre.

O.I.

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